Immobilier : une importante hausse des prix à Asnières

Asnières est l’une des 10 villes dont le prix de l’immobilier a connu une forte hausse en 2018. Le prix du mètre carré dans l’ancien est évalué à 6000 euros en ce moment.

Selon Cathérine Georges, la négociatrice du cabinet Arnel, les prix de l’immobilier s’enflamment réellement dans toute la ville. Vers la fin du second semestre de 2018, le prix du mètre carré a atteint les 5 959 €, alors que le prix moyen en France est de 3 290 €. La hausse a été rapide, avec une augmentation de 9,2 % en un an. Avec ces prix, la commune des Hauts-de-Seine fait partie des Top 10 des villes de plus de 60 000 habitants où les coûts de l’immobilier ont connu une hausse exorbitante en un an.

 

 De plus en plus de jeunes cadres parisiens viennent s’y installer

Selon Catherine Georges, c’est surtout l’insuffisance des offres dans les quartiers les plus demandés qui favorise cette hausse. Les jeunes cadres préfèrent s’installer dans les villes voisines de Paris. Ceux-ci viennent d’avoir un enfant ou sont en cours de fonder une famille. Ils recherchent un logement spacieux avec des commodités, mais leur situation ne leur permet pas de louer ou d’acheter dans la capitale.

La concurrence est de plus en plus agressive dans le secteur pour les appartements se trouvant à proximité de la mairie et de la gare. Ceux-ci se trouvent à environ sept minutes de la gare à pied, ce qui incite les Parisiens à se positionner parmi les meilleurs acquéreurs. De ce fait, les prix grimpent automatiquement, selon les analyses effectuées par Catherine Georges. Dans les Hauts-d’Asnières, les prix sont « divisés en deux » car la zone est « moins populaire et moins bien desservis ».

 

Des biens mis en ligne vendus le jour même

Les acquéreurs doivent batailler pour trouver un logement dans le quartier des Philosophes, à proximité de la mairie et dans celui du Bac où se trouve un bon nombre d’hôtels particuliers. Dans ces deux quartiers, une maison de 150 m2 est vendue jusqu’à 1,5 M€. Les vendeurs n’attendent pas longtemps pour écouler leur bien, puisqu’une offre publiée dans la matinée trouve preneuse le jour même.

Les zones se trouvant aux alentours de Bécon-les-Bruyères sont devenues des quartiers bourgeois. Elles sont très appréciées par les familles catholiques. Ce qui séduit les nouveaux arrivants à la recherche d’un quartier calme, avec des écoles privées pour leurs enfants. Certains établissements ont même entrepris des travaux d’agrandissements pour accueillir de nouveaux élèves.

Les loyers s’affolent

La hausse des prix s’applique sur les loyers avec l’effet Grand Paris. Les prix appliqués sont des prix parisiens et les propriétaires n’hésitent pas à suivre la tendance. Les loyers flambent. Si un logement de 40 min 2 s avec 2 pièces coûte environ 700 € il y a huit ans, le prix d’un trois-pièces actuellement est de 1 300 €.

Au lieu de louer, certaines familles préfèrent acheter que louer dès qu’un enfant arrive ou quand il y a un changement de situation au sein du foyer. Malgré cela, le prix du 60 m2 est évalué à 340 000 €, alors que l’appartement se trouve au dernier étage et qu’il n’y a pas d’ascenseur pour y accéder.

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